Isatis Marketing Blog

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Oct 9

Démonstration d’analyse des médias sociaux à Oracle OpenWorld

Comme je l’expliquais dans le billet précédent, cette démonstration fut effectuée par le Président d’Oracle, Larry Ellison lui-même, lors de sa principale session de keynote.

Pour les besoins de cette démo, on cherchait à identifier l’athlète olympique américain idéal comme porte-parole de la marque d’automobile Lexus/Toyota. Afin de prendre une décision éclairée, l’idée est d’analyser les 4 milliards de messages Twitter publiés durant les jeux.

Un simple compte d’abonnés montre que Lebron James est l’athlète olympique américain le plus populaire sur Twitter, mais en analysant le niveau d’activité, c’est plutôt Ryan Lochte qui a généré le plus d’intérêt. Cependant, en analysant l’origine géographique des messages correspondants, on s’aperçoit qu’une majorité d’entre eux provient de Grande-Bretagne. En considérant les messages américains, c’est Michael Phelps qui devient le premier choix. 

Si on raffine notre étude en observant les intérêts des auteurs des messages, on peut découvrir quel est l’athlète dont les fans américains parlent beaucoup de voitures : la gymnaste Gaby Douglas. La démos se termine en effectuant une analyse par marque. Celle-ci démontre que les fans de Miss Douglas émettent des opinions positives sur les marques Lexus et Toyota, confirmant ainsi le choix de la porte-parole idéale pour ces marques.

L’objectif d’Oracle était de nous prouver la puissance de ses outils pour analyser une quantité massive de données, ce qu’on appelle le «Big Data». Les messages Twitter regroupent des données structurées (les champs tels que le nom de l’auteur, son nombre d’abonnés, l’origine géographique, le nombre de RT ou de mentions, etc.) ainsi que des données non structurées (le texte des messages). Les 4 milliards de tweets analysés dans cette démo représentent donc une masse énorme d’informations connectées et qualifiées de multiples façons : relations entre personnes, sujets d’intérêt, géographie, niveau d’influence…

Cette démonstration a bien illustré comment une organisation disposant des outils adaptés à ce défi technologique et du personnel qualifié pour les utiliser efficacement, peut prendre des décisions d’affaires éclairées.

Je reviendrai dans un prochain article sur les leçons à tirer de cette démo dans un contexte marketing. N’hésitez pas à me contacter via Twitter ou email si vous avez des commentaires ou questions et à bientôt !


Oct 3

En direct d’Oracle OpenWorld : l’importance du social

Ce billet est écrit en direct d’Oracle OpenWorld 2012 à San Francisco. J’y suis depuis lundi avec 50 000 autres participants ! 

Comme vous le voyez, le temps des grandes conférences n’est pas fini… La section foire commerciale de l’événement ne semble pas en déclin non plus, elle utilise plusieurs sections du gigantesque Moscone Center. Comme nous le disions dans cet article, les conférences très courues génèrent une excellente valeur marketing à condition de les exploiter efficacement.

Bien entendu, les principaux sujets des présentations d’OpenWorld sont liés aux solutions Oracle. On parle donc bases de données, développement de logiciel, progiciels ERP / CRM, technologies Java et machines Sun.

Mais un autre sujet a pris beaucoup de place durant les 2 premiers jours : l’importance des médias sociaux. Ce thème s’est répété dans toutes sortes de sujets et Oracle a même défini un de ses différentiateurs majeurs à ce niveau : le fait que toutes ses applications et la plate-forme qui les supporte sont complètement «social enabled» !

La démonstration effectuée par Larry Ellison durant sa session de keynote a également porté sur le sujet. J’en parlerai dans mon prochain billet, «stay tuned» et prenez un peu de temps pour penser à comment les médias sociaux vont vous aider à vous différencier…


Aug 6

Réfléchissez aux conseils du coach d’Usain Bolt !

«Arrête de t’énerver avec la technique de départ. Cours!»

Oui, le fameux sprinter jamaïcain a un gros point faible pour un coureur de 100 m, ses départs sont plutôt moyens. Ce serait un handicap rédhibitoire pour plusieurs, mais sa force extraordinaire dans la 2e moitié de course lui permet de gagner et de pulvériser les records.

Ce conseil est également très judicieux pour votre vie professionnelle. C’est en vous appuyant sur vos points forts que vous progresserez et que vous dépasserez vos records personnels. On peut aussi l’appliquer aux performances d’entreprises ou d’organisations.

Par contre, il faut avouer que la recette a des limites. Des points faibles peuvent devenir des obstacles majeurs et les ignorer peut entraîner des catastrophes. L’idée est donc de ne pas essayer de les transformer en points forts, mais simplement de  vous assurer qu’ils n’entraveront pas votre progression.

Et quand arrive le moment crucial, concentrez-vous sur vos points forts et faites le maximum. Les records suivront.

P.S. La citation plus haut est extraite de cet excellent article d’Yves Boisvert dans le journal La Presse.

La photo provient de Flickr et a été prise par mole555


May 22

Marques, médias sociaux et dialogues de sourds

Il y a trois ans, le dilemme des marques était : être ou ne pas être sur les médias sociaux. Avec la croissance phénoménale de Facebook et consorts, plusieurs ont pris la décision d’y être et ont ouvert des comptes Facebook, Twitter, etc.

Malheureusement, beaucoup trop se contentent d’y publier des informations  corporatives plus ou moins pertinentes et de compter les Like et les abonnés. Elles n’écoutent que si une catastrophe se produit, et là encore les actions vont se limiter à effacer les commentaires négatifs et à publier un lien vers le communiqué de presse.

Vous ne me croyez pas? Prenez connaissance des résultats de cette étude britannique : alors que 36% des consommateurs parlent aux marques via les réseaux sociaux, 70% des plaintes sont ignorées

Pourtant, la recette de base des médias sociaux, ce n’est pas vraiment sorcier : écouter et dialoguer. Je répète : écouter et dialoguer.

Si vous avez des doutes, parlez-en avec un consultant. L’expertise n’est plus si rare, nous sommes nombreux à pouvoir vous aider.

Bonne écoute et bon dialogue !


Apr 11

A contre-courant dans l’affaire Oasis (partie 1)

Ces derniers jours ont marqué une crise québécoise associée aux médias sociaux, ce que j’appelle «l’affaire Oasis». Si vous avez manqué ça, résumons brièvement.

Le manufacturier de jus québécois Lassonde distribue ses produits sous la marque Oasis. Depuis 7 ans, il est en démêlés judiciaires avec une petite firme qui produit les savons Olivia’s Oasis. Il vient de remporter la victoire en cour d’appel, mais le journal La Presse a publié peu après un dossier présentant la petite entreprise de savons accablée de poursuites par la grande méchante firme l’ayant forcée à des dépenses juridiques de 100 000 $. Suite à l’article, plusieurs protestations se sont fait entendre sur les réseaux sociaux et Lassonde décide d’étouffer rapidement l’affaire en payant les frais d’avocat de la PME et en publiant une lettre d’excuses du patron sur son (nouveau) blogue et sur la page Facebook de l’entreprise.

La gestion de cette poursuite a effectivement été une erreur monumentale pour Lassonde, par contre je ne partage pas plusieurs points de vue largement exprimés sur cette affaire.

  1.  Ce n’est pas la première crise québécoise de relations publiques sur les médias sociaux, cet honneur revient plutôt à la crise des souris dans une pâtisserie de l’Avenue Mont-Royal publiée sur YouTube en 2009. Relisez le carnet de Bruno Guglielminetti ici.
  2. Le média traditionnel qui a initié l’affaire, le journal La Presse, a pesé beaucoup plus lourd que les médias sociaux. Il touche de nombreux lecteurs et a couvert l’histoire de façon percutante dans le numéro du samedi. Par contre, comme vous pouvez le voir sur l’analyse du hashtag #oasis présentée plus bas sur ce blogue, l’affaire n’occupait pas un espace majeur sur l’écran radar des médias sociaux*. En fait, ceux-ci ont simplement permis à Lassonde de comprendre très vite que le public suivrait les journalistes et lui serait hostile.
  3. La notion de poursuite bâillon n’a rien à voir avec l’aspect judiciaire de cette affaire, c’est un dossier de défense de marque de commerce très classique. Il a été mené de façon maladroite et agressive, mais cela ne change pas le fond de l’affaire.

* Il est évidemment difficile de distinguer les tweets de l’affaire Oasis de ceux référant au groupe de musique Oasis ou à toutes les autres interprétations du mot Oasis. On peut cependant estimer que le pic est dû à l’affaire, ce qui indique moins de 1,000 messages publiés sur le sujet ce jour-là.


Life of a Hashtag: #oasis [Infographic]


create infographics with visual.ly


Apr 9

Écouter les clients, c’est bien, mesurer ce qu’ils font, c’est mieux !

Bien sûr, il est très important d’être à l’écoute de ses clients. Que ce soit en personne ou en effectuant des sondages ou encore en écoutant ce qui se dit sur les réseaux sociaux, de multiples moyens existent pour savoir ce qu’ils pensent, ou plutôt ce qu’ils disent.

Par contre, je viens de lire deux articles très intéressants qui mettent en évidence les écarts entre les paroles et les actes. Selon une étude réalisée auprès de plus de 1400 consommateurs britanniques, 32 % des répondants disent être plus réceptifs à faire un achat suite à un message Twitter  contre 21% suite à un courriel. Par contre, les mesures montrent que 46% ont fait un achat suite à un courriel, contre 4% en réaction à un billet Twitter.

Dans un autre registre, on a mesuré les intentions d’utiliser de nouvelles technologies de recherche dans l’année suivante, puis le taux réel un an plus tard. La réalité est toujours à moins de 50% des intentions, bref, il y a loin de la coupe aux lèvres.

La leçon de ces comparaisons est simple, il est préférable de baser nos stratégies sur des mesures d’actions plutôt que sur des paroles. La voix du client est utile pour alimenter nos réflexions, mais seules leurs actions disent la vérité.

Vos moyens de mesure marketing sont-ils adéquats?

Photo Flickr par exquisitur


Mar 28

Mes tests avec l’outil Visual.ly

Ayant découvert Visual.ly il y a peu, j’ai décidé de faire quelques essais et de partager les résultats avec vous. Rappelons que Visual.ly est un site Web permettant de créer des infographes en quelques clics à partir de données provenant des réseaux sociaux Twitter et Facebook.

J’ai donc créé des analyses mensuelles de hashtag pour deux émissions de télévisions québécoises populaires très présentes sur Twitter : #tlmep (Tout le Monde en Parle) et #staracademie (Star Académie).

Créer ces infographes est on ne peut plus simple : on se connecte grâce à Twitter, on choisit Create Infographic, Life of a Hashtag (Dossier), on tape le nom du hashtag et hop, c’est déjà fini.

Ajouter les graphiques dans un blogue est tout aussi simple car Visual.ly dispose d’un bouton « Embed » qui permet de copier le code HTML requis. Sur mon blogue qui fonctionne avec Tumblr, je crée un nouveau billet, je choisis le mode HTML, je colle la portion de code copiée dans Visual.ly et c’est fait !

La simplicité d’utilisation est donc extraordinaire et les résultats sont visuellement intéressants. On distingue facilement sur les graphes les dates des émissions, 3 pour TLMEP et 4 pour StarAcadémie. Pour celle-ci, on voit très bien la croissance de l’activité dans le mois jusqu’à la grande finale. TLMEP a très bien performé à l’émission du 18 mars mais s’est ensuite incliné nettement la semaine suivante face à la finale académicienne.

Le verdict : Visual.ly doit figurer en bonne place dans toute boîte à outil de suivi des réseaux sociaux. Essayez-le !

Note : je n’ai aucun lien d’aucune sorte, ni avec les producteurs de l’outil Visual.ly, ni avec ceux des émissions mentionnées. Ces données sont seulement utilisées à titre d’exemple.


Life of a Hashtag: #staracademie [Infographic]


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Life of a Hashtag: #tlmep [Infographic]


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