Isatis Marketing Blog
Blogue d'Isatis Marketing. Suivez-nous sur Twitter.
Posts tagged twitter
Retour sur la conférence de Biz Stone
La venue à Montréal du cofondateur de Twitter, la semaine dernière, fut un événement marquant pour les médias. Le nombre d’articles couvrant la conférence prononcée à la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain m’a vraiment surpris. Un exemple : faites une recherche pour Biz Stone dans Cyberpresse et vous trouverez 3 articles datés du 22 février plus celui de Nathalie Collard paru le 23. Pas mal pour un geek.
Je ne vous raconterai pas sa présentation, plusieurs journalistes de talent l’ont fait avant moi. Par contre, cette conférence a démarré un processus de réflexion que je tiens à partager ici.
Tout d’abord, les récits des startups de Silicon Valley me replongent toujours dans l’ambiance unique de l’endroit. Je suis chaque fois fasciné par cette culture de l’innovation, par l’omniprésence du capital de risque et par le bouillonnement engendré par ces quelques grandes firmes qui essaiment tant de jeunes pousses innovantes. Autrefois c’était HP, aujourd’hui c’est Google, mais il y en a tant d’autres qui fournissent des emplois tremplins aux jeunes entrepreneurs.
Ensuite, le dynamisme des échanges entre pairs et avec des mentors est toujours au cœur des récits de réussite. On ne réussit pas seul dans sa bulle, il est important d’échanger avec les autres pour faire évoluer nos idées. L’ouverture de ces discussions est capitale, si les craintes de se faire voler nos idées nous musèlent, elles musèlent aussi nos chances de succès.
Si on parle des réussites nées dans Silicon Valley, il est important de noter l’énorme taux d’échecs, tout à fait normal d’ailleurs. Innover signifie essayer, prendre des risques, on a donc de bonnes chances de se casser la figure. Mais ces échecs ne sont pas la fin du monde, juste des leçons pour le futur. J’ai pris note de la remarque de Biz Stone : j’aime embaucher quelqu’un qui a eu des échecs, ça prouve qu’il est capable d’essayer de nouvelles choses.
Finalement, les histoires de Silicon Valley ont un grand absent en comparaison avec notre réalité habituelle : jamais de gouvernement, de subventions, ce sont des réussites (ou des échecs) du secteur privé.
Si comme moi vous pensez qu’au 21e siècle le Québec aurait besoin d’un plan Sud pour compléter la vision du plan Nord (et diminuer notre dépendance vis-à-vis des ressources naturelles), pourquoi ne pas s’inspirer de ces idées? Moi je trouve ça motivant, vous qu’en pensez-vous?
Notre politique de suivi sur les médias sociaux

Qui dit présence sur les médias sociaux dit aussi gérer les connexions avec les autres participants. C’est un travail quotidien, pas toujours amusant mais néanmoins très important. La dynamique de vos échanges dépend fortement de votre auditoire et pas seulement de sa taille. Le type de personnes qui vous suit et leur mode d’interaction sont clefs, sans compter que les spammeurs sont à l’œuvre et peuvent facilement noyer vos communications dans un déluge de désagréments.
Nous avons décidé de partager notre politique avant tout par souci de transparence, mais aussi pour susciter les discussions. N’hésitez pas à vous faire part de votre point de vue, nous sommes ouverts à des améliorations.
Nous utilisons Twitter pour développer un réseau d’échanges dynamiques, intéressants, instructifs ou distrayants. Nous y suivons pro-activement les comptes qui nous paraissent adéquats, mais si nous ne recevons pas de suivi réciproque, nous devons souvent abandonner le suivi en raison des limites imposées par Twitter (voir leur politique ici). Si un compte nous suit, nous l’examinons sommairement avant de faire un suivi réciproque. Celui-ci est la norme sauf dans les cas suivants :
- Apparence de spam ou de robot tweeteur;
- Aucun ou un seul tweet;
- Suite de tweets purement auto-promotionnels;
- Violence verbale, messages haineux ou agressifs;
- Suite de liens sans aucune description;
- Contenu manifestement hors propos ou inintéressant.
Oui, ceci est souvent subjectif et nous n’avons pas le temps d’examiner 10 pages de tweets, donc nous nous basons sur les plus récents. Nous acceptons une large variété de type de contenus, mais ne souhaitons pas suivre quelqu’un que nous n’aurons jamais envie de retweeter.
Nous voyons LinkedIn comme un réseau d’affaires à vocation professionnelle. Notre politique y est donc beaucoup plus restrictive. Nous proposons et acceptons des connexions seulement dans un contexte professionnel et dans un des cas suivants :
- C’est une personne que nous avons rencontrée dans un contexte professionnel;
- Elle nous est recommandée par un contact commun;
- Nous avons échangé de nombreuses fois par courriel, téléphone ou sur les médias sociaux.
Isatis n’est pas présent comme entreprise sur Facebook. Sur Google+, notre présence expérimentale a été interrompue suite aux changements pour les utilisateurs des applications Google. Elle reprendra bientôt et la politique sera semblable à celle de Twitter.
De votre côté, vous vous y prenez comment?
Médias sociaux et Internet, l’histoire se répète?
J’ai retrouvé dernièrement un texte que j’ai écrit en 1996 qui s’intitulait les Web-Sceptiques. En résumé, le propos était le suivant.
Après une période d’emballement extrême (ce que j’appelais l’Eldora-Net), les médias se sont lancés dans une phase de dénigrement systématique d’Internet. Certains éléments de critiques les plus fréquents étaient notamment :
- Internet, c’est seulement une mode !
- Le Web n’est pas fiable !
- L’Internet n’est pas sécuritaire, c’est un monde de hackers !
- Je ne veux pas que mes employés perdent leur temps sur l’Internet !
- Personne ne sait comment faire de l’argent sur Internet !
- Plusieurs entreprises vont fermer leur site et le Web va mourir ! (*)
*(Un vice-président d’International Data Corporation a prédit en 1996 la fermeture prochaine de 20 % des sites ouverts par les plus grandes entreprises… Il a dû se faire discret par la suite…).
Mon article démontait chacune de ces critiques une à une. 15 ans plus tard, on sait maintenant que l’Internet n’est pas une mode passagère, que les problèmes de fiabilité initiaux n’ont pas duré longtemps (ni affecté l’utilisation), que la sécurité n’est pas parfaite mais que ça n’empêche pas des millions de gens d’y faire leurs transactions bancaires, que les utilisations efficaces sont plus importantes que les pertes de temps, que de nombreuses firmes font beaucoup de profits sur Internet et finalement que personne n’a fermé son site Web. Bref, les sceptiques ont été confondus !
Le parallèle avec ce qui s’écrit en ce moment sur les médias sociaux est quand même saisissant, vous ne trouvez pas?
Si vous lisez que les médias sociaux sont une mode, que Twitter est toujours en panne, que vos employés vont y perdre leur temps et que, comme personne ne sait comment faire de l’argent sur les médias sociaux , les entreprises vont fermer leurs présences facebook et twitter, alors rendez-vous dans 15 ans pour rire de ces prédictions.
Exemple d’article (dans les Affaires) Les médias sociaux, un flop?
Photo Flickr par shawncampbell
Twitter, la mort de Ben Laden et les leçons à tirer
La mort de Ben Laden apparaît comme le moment CNN pour Twitter, en référence à l’impact de la première guerre du Golfe sur les chaînes d’information continue.
En effet, elle fut annoncée par un ancien adjoint de Donald Rumsfeld sur le site de micro-blogue 1 heure avant l’annonce par le président Obama. On peut même ajouter que l’opération commando américaine était commentée en direct sur Twitter par un informaticien pakistanais qui entendait hélicoptères et explosions. Évidemment, il lui a fallu attendre plusieurs heures pour savoir ce qui se passait.
Ce qui est certain, c’est que la nouvelle n’avait plus rien de neuf sur Twitter ce matin quand les grands médias ont relayé l’information à leurs auditeurs.
Ceci nous montre une fois de plus que le monde de l’information vit désormais en temps réel et non plus au rythme des heures de tombée des bulletins de nouvelles. C’est vrai pour les médias, mais c’est aussi vrai pour les entreprises. Le temps ou on attendait des jours voire des semaines pour annoncer nos nouvelles au moment le plus favorable n’est plus : ceux de vos clients ou de vos prospects qui vivent en temps réel sont aussi ceux qui ont le plus de succès. Si vous n’êtes pas capable de les servir à leur rythme, vos concurrents le feront.
L’autre grande leçon est que ce n’est pas une affaire de technologie. Comme le remarque un journaliste de la BBC, les applications iPad des grands quotidiens n’étaient pas plus en avance que les versions papiers et « avaient des airs de reliques du 20e siècle ce matin » pour reprendre son expression. Pour savoir comment vous adapter, relisez ceci.
Alors, est-ce que votre entreprise elle aussi est une relique du 20e siècle?
Révolution 2.0
Les médias sociaux ont été très souvent cités lors des récents événements dans les pays arabes. Plusieurs ont même avancé le nom de Révolution facebook à ce propos. Mais comme toujours lorsque les médias sociaux font les manchettes, on a également entendu le concert de remarques a contrario pour dénigrer avec vigueur le rôle des Twitter, facebook et compagnie.
Alors, quoi retenir de tout ça ? Personnellement, voici les aspects qui m’ont frappé.
D’une part, les dictateurs ont pris le Web 2.0 au sérieux et ont fait tout ce qu’ils ont pu pour bloquer l’accès à Internet. Malheureusement pour eux, il est apparu très difficile de tout bloquer : les accès par les bons vieux modems et par les téléphones mobiles ont permis de maintenir un bon niveau de connectivité.
D’autre part, et je cite ici un article de Nathalie Collard dans le journal La Presse, « l’utilisation du vocabulaire des médias sociaux jusque sur les pancartes des manifestants dans les rues du Caire (Mubarak #Fail) » est un signe en soi : la jeune génération a totalement intégré l’utilisation de ces médias.
Quelles sont les leçons pour les entreprises ?
Tout d’abord, les efforts de bloquer les accès aux médias sociaux au niveau du firewall d’entreprise sont aussi vains que ceux des dictateurs. Vos employés peuvent utiliser leur téléphone mobile ou une pléiade de sites Web qui se synchronisent avec Twitter ou facebook. Pensez plutôt à réglementer leur usage, à mettre à jour votre politique d’accès à Internet au travail et à former vos cadres pour gérer le tout.
Ensuite, votre jeune génération d’employés sait utiliser ces outils, elle les emploie pour communiquer et pour s’organiser sans mettre en place d’infrastructure TI traditionnelle. Donnez-leur assez de liberté, un peu d’encadrement et vous pourrez gérer des processus avec une flexibilité étonnante. Parfait pour innover.
Êtes-vous prêts pour la révolution 2.0 ?
Entrevue de PBS Newshour avec Evan Williams, CEO de Twitter, à propos de la nouvelle interface du site annoncée le 15-09.
